Ils en parlent
| Bernin (38) |
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| "Pour ma première construction je ne me suis pas posé beaucoup de questions sur l'isolation..." | ||
Pascal est un autoconstructeur récidiviste. Il en est à sa deuxième maison. Ce n'est pas un choix de maniaque, c'est simplement une question de moyens. "Pour ma première construction, au début des années 80, je ne me suis pas posé beaucoup de questions sur le fignolage de l'isolation". Autre temps, autres moeurs, le prix de l'énergie facilitant bien la réflexion, il a tenté cette fois-ci d'y apporter plus de soin. "j'ai mis le paquet, j'ai beaucoup potassé et j'ai fait de mon mieux. J'ai rencontré les gens de dpe-c sur un salon d'énergies renouvelables. Pour moi, l'isolation c'était un problème réglé, derrière moi... et puis je me suis quand même laissé tenter par un diagnostic thermographique. Par curiosité sur la qualité de mon propre travail, sans doute...".
"Je n'ai pas aimé ce que j'ai vu..."
Le diagnostic a été réalisé en présence de Pascal et de deux amis artisans qui lui ont "prêté la main" pour les travaux les plus pénibles. "Au début on a tous été amusés par cette expérience, ces images un peu bizarres... et puis, chacun à notre tour, on a blêmi quand la caméra pointait un défaut sur une zone sur laquelle on avait travaillé". Pascal et ses acolytes n'ont pas vraiment démérité. Le rapport a relevé des défauts mineurs que quelques réglages ou opérations de calfeutrements pourront facilement régler. Pour d'autres, plus graves, comme ce défaut d'isolation au-dessus des fermes de la charpente, il faudra intervenir sur le toit. "Je n'ai pas aimé ce que j'ai vu, ça me redonne du boulot que je croyais terminé, mais franchement je ne regrette pas, j'étais vraiment loin de me douter de ce qu'on pouvait voir avec une caméra thermique".
| Remoulins (30) |
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| "La Provence en hiver c'est quand même pas les tropiques..." | ||
Un mas en Provence. Construction de 1978. Deux niveaux de 90m2 sur vide-sanitaire. C'est la résidence principale d'André et Odette depuis plus de 30 ans. "Nous habitons une région agréable, mais l'hiver c'est quand même pas les tropiques. Et l'âge venant, on supporte de moins en moins le froid". Les murs de briques ne sont pas isolés et les menuiseries sont équipées de simples-vitrages. "Le problème c'est que personne n'est d'accord sur la solution prioritaire à apporter pour améliorer les choses. Les uns nous disent qu'il faut refaire l'isolation du toit, d'autres conseillent de commencer par faire poser des doubles-vitrages, d'autres encore proposent de changer la chaudière... j'ai l'impression que chacun y va de son idée en fonction de ce qu'il a à vendre".
"On a réglé le problème en deux coups de cuillère à pot !"
| Le diagnostic thermographique a permis de vérifier que l'isolation du toit était satisfaisante. Les huisseries, en revanche, présentaient de nombreux problèmes d'étanchéité à l'air, particulièrement à la jonction des dormants avec le bâti. Mais la véritable découverte fut celle de la condensation qui se formait au piètement intérieur d'un mur pourtant au | ![]() |
| -dessus du vide-sanitaire (donc bien ventilé). "Ce qui m'a vraiment étonné, nous dit André, moi qui suis fâché depuis longtemps avec les techniques modernes, c'est cette extraordinaire capacité à identifier, à montrer la source des ennuis." Et justement, la cause de ce tracas d'humidité était une conduite de descente de chéneau complètement pourrie côté mur. On a réglé le problème en deux coups de cuillère à pot, pardi !". | |
| Venissieux (69) |
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| "Avant toute considération professionnelle, l'enthousiasme !..." | ||
Les propriétaires de cette maison de 1930 avaient déjà commandé leurs nouvelles menuiseries quand ils nous ont contactés pour le toit. L'occasion était trop belle, car trop rare, de prendre des mesures sur l'ancien et de revenir faire la même chose sur le neuf, une fois la rénovation effectuée. "Ce que j'ai apprécié chez les gens de DPE-c, avant toute considération professionnelle, c'est l'enthousiasme pour leur métier". Et pour cause, c'est typiquement le genre de diagnostic que l'on préfère, le diagnostic "Avant/Après". Et comme toujours, on n'a pas été déçu. La principale surprise de "l'avant" fut de constater que les vieilles menuiseries se portaient plutôt bien pour leur (grand) âge.
"Rabots, ponceuses et cartouches de silicone..."
Trois semaines plus tard, c'était le baptême du feu pour les nouvelles venues, toujours en menuiseries bois mais avec double-vitrage cette fois. Seuls les ouvrants avaient été changés. C'est donc plus particulièrement sur les problèmes de jointures entre les anciens dormants et les nouveaux ouvrants que nous avons focalisé nos recherches. "J'ai tenu à ce que le deuxième diagnostic ait lieu en présence des menuisiers, je crois que j'ai bien fait, ça leur a évité de revenir avec rabots, ponceuses et cartouches de silicone". Il restera aux propriétaires de régler les problèmes de ponts thermiques autour de certains encadrements de fenêtres. Il serait dommage d'avoir investi dans des fenêtres aussi étanches que des murs et conserver des murs perméables comme des fenêtres ouvertes.


























